L'impression 3D s'est avérée très passionnante pour le monde de la fabrication, mais pourrait-elle aussi nous aider à résoudre nos problèmes environnementaux ? Lisez la suite pour le découvrir !
L'impression 3D utilise moins de matériaux

L'un des principaux avantages est que les imprimantes 3D utilisent moins de matériaux par rapport aux autres méthodes de fabrication. Leurs processus vous permettent de faire fondre/fusionner uniquement la quantité de filament dont vous avez besoin pour produire une pièce.
Cette méthode diffère de la fabrication soustractive traditionnelle où vous devez souvent couper l'excès de matière au lieu d'ajouter uniquement la matière nécessaire comme c'est le cas avec l'impression 3D. Certains affirment que cette différence signifie que l'impression 3D utilise en fait une quantité d'énergie comparable ou inférieure à celle d'autres méthodes, car vous n'avez pas besoin d'utiliser de l'énergie pour produire ce matériau supplémentaire et le retirer lorsque des processus soustractifs ont lieu.
Réduction des émissions liées à la distribution

L'avantage de l'impression 3D est que vous pouvez l'utiliser n'importe où, même dans un magasin ou chez vous. Cela pourrait théoriquement réduire considérablement le besoin de transporter des articles et donc diminuer les émissions associées à ce transport.
Les produits imprimés en 3D peuvent également être jusqu'à 50 % plus légers que ceux produits avec des méthodes standard en utilisant des « structures intérieures creuses » qu'il est impossible de produire avec des méthodes de fabrication alternatives. Cela signifie que ces pièces imprimées en 3D nécessiteraient moins d'énergie pour être transportées. Même les avions et véhicules effectuant le transport pourraient être imprimés en 3D eux-mêmes, ce qui se traduirait par des véhicules plus légers qui n'auraient pas besoin d'autant d'énergie pour fonctionner.
L'avantage de la diminution de la distribution est actuellement limité par le fait que l'impression 3D n'est pas largement utilisée pour la production de masse, de sorte que les diminutions d'émissions se produisent à une plus petite échelle. Cela pourrait changer, cependant, à mesure que la technologie d'impression 3D s'améliorera et que son utilisation se généralisera.
Elle utilise des matériaux recyclables

Les filaments utilisés dans l'impression 3D sont fabriqués à partir de thermoplastique et, bien que ce matériau ne soit pas le plus écologique, il peut être recyclé dans la plupart des cas. Il existe actuellement sur le marché plusieurs machines qui recyclent les thermoplastiques, tels que le matériau provenant de prototypes défectueux, pour les utiliser dans les imprimantes 3D.
Cependant, ce plastique recyclé a tendance à devenir plus cassant plus on le recycle, ce qui peut rendre les utilisateurs hésitants à l'essayer. L'industrie travaille cependant à l'amélioration des technologies de recyclage.
Matériaux écologiques

(filament de chanvre écologique et biodégradable)
Une autre voie vers des pratiques d'impression 3D plus respectueuses de l'environnement est également apparue récemment. Elle implique l'utilisation de sources végétales biodégradables et renouvelables, par opposition aux matériaux traditionnels à base de pétrole.
L'un des deux principaux plastiques utilisés dans l'impression 3D provient du maïs. Le filament d'acide polylactique ou PLA est biodégradable, renouvelable, non toxique et génère peu de déchets, ce qui en a fait un choix populaire dans l'industrie. Bien que le PLA ne convienne pas à de nombreuses applications en raison de sa température de fusion plutôt basse, les entreprises développent des matériaux renouvelables encore meilleurs.
Des ingénieurs du MIT ont également récemment mis au point une méthode d'utilisation de la cellulose comme matériau d'impression 3D alternatif qu'ils croient pouvoir être plus solide et plus économique que les matériaux standard à base de pétrole d'aujourd'hui. Les chercheurs ont utilisé de l'acétate de cellulose, ajouté un traitement facultatif à l'hydroxyde de sodium pour une résistance accrue et utilisé un colorant antimicrobien, ce qui pourrait rendre ce matériau particulièrement intéressant pour les secteurs de l'alimentation et de la santé.
L'inconvénient ? Une consommation d'énergie plus élevée

La fabrication additive a certainement du potentiel dans le domaine environnemental, mais nous n'en sommes pas encore là. La raison principale ? L'impression 3D consomme beaucoup d'énergie.
Étant donné que de nombreux pays produisent encore la majeure partie de leur électricité à partir de combustibles fossiles, cela peut avoir un impact significatif sur l'environnement.
L'impression 3D deviendra-t-elle plus écologique ?

Puisque les chercheurs travaillent constamment à l'amélioration des matériaux pour l'impression 3D, il est sûr de dire que l'impression 3D pourrait éventuellement mettre en œuvre des méthodes plus écologiques.
De plus, les dernières innovations amélioreront certainement l'efficacité des matériaux, la consommation d'énergie et l'efficacité des imprimantes 3D dans un avenir proche. L'impression 3D a encore un long chemin à parcourir, mais elle est là pour rester, surtout en tant que source de fabrication plus durable. Nous avons hâte de voir ce qui va arriver !
Crédits : 3ders.org, inhabitat.com, learn.plus, shapeways.com, 3dprint.com, library.ndsu.edu